Contexte de la Grève chez Arkema
La situation au sein du groupe Arkema, un acteur majeur de l’industrie chimique, devient de plus en plus préoccupante. Les employés du site de Château-Arnoux ont voté pour prolonger leur grève jusqu’au 23 décembre à midi, en raison de l’échec des négociations annuelles concernant les augmentations salariales et les primes. Ce mouvement de grève, soutenu par la CGT, s’étend progressivement à d’autres usines du groupe, entraînant une paralysie des opérations.
Impact sur la Production
L’usine de Saint-Auban, qui a été mise en service en 1906, a déjà cessé la production d’acide chlorhydrique depuis le 15 décembre. De plus, la fabrication de trichloéthane 1.1.1 est à l’arrêt commercial depuis plus de deux mois. Les inquiétudes grandissent également concernant l’avenir de ce solvant chloré, utilisé pour la production de produits fluorés à Pierre-Bénite, souvent qualifiés de « polluants éternels » sous le nom de PFAS.
Réactions et Soutiens
Le 18 décembre, les grévistes ont reçu le soutien du maire de Château-Arnoux, René Villard, ainsi que de plusieurs de ses adjoints. Des représentants de la CGT de Sanofi et de la Fédération nationale des industries chimiques ont également exprimé leur solidarité. Des discussions en visioconférence entre les porte-paroles de la CGT-Arkema, Emmanuel Granjean et Régis Aymes, ont précédé une assemblée générale qui a confirmé la poursuite de la grève.
Conséquences et Perspectives
Tous les sites en grève ont voté pour continuer le mouvement, avec des décisions variées selon les équipes. La direction locale a convoqué les responsables de la CGT pour discuter des mesures de chômage technique potentielles, qui pourraient être mises en place après l’épuisement des congés payés et des RTT. La CGT a choisi de ne pas faire de déclaration publique à ce sujet pour le moment.
Conclusion
La situation chez Arkema est tendue, avec des conséquences significatives sur la production et l’emploi. Le groupe, qui emploie environ 21 000 personnes dans 55 pays, a annoncé un plan de réduction d’effectifs de 400 postes en Europe, dont 250 en France. Les employés continuent de revendiquer des augmentations salariales, et la poursuite de la grève pourrait avoir des répercussions durables sur l’ensemble du secteur. Pour plus d’informations sur les enjeux sociaux et économiques, vous pouvez consulter le site de l’INSEE.













